La Cité des métiers

Sentier didactique à Bassecourt

Jouant à cache-cache au long de la rivière La Sorne et à travers les rues du vieux village, le parcours retrace les métiers d’antan qui se pratiquaient ici.

Ce parcours pédestre vous emmène au cœur de Bassecourt et de son histoire où de nombreuses rues du village portent des noms d’anciens métiers ou d’anciennes industries locales. De tout temps, la localité a été un carrefour régional de rencontre et de production industrielle. L’énergie hydraulique fournie par des canaux a permis l’essor et la concentration d’artisans et d’industries au centre du village. La cité des métiers a pour but de faire revivre le souvenir de ces activités.

Le parcours est jalonné de panneaux composés et réalisés par six artistes, qui présentent à leur manière ces métiers encore indispensables il y a peu mais à présent disparus. Il permet aussi de voir quelques trésors cachés du village et autres bâtiments emblématiques.

Sentier de La Cité des Métiers

Départ du collège primaire ou à la rue du Quai de la Sorne.

  • Circuit de 1.5 km.
  • Parcours facile.
  • Chemin en dur et plat.
  • 45 min avec temps de lecture.

Suivez le guide

Votre itinéraire complété avec liens et photos

1 - Le patat

Sobriquet des habitants de Bassecourt
Quai de la Sorne
Artiste : Gérard Kohler

Ce premier panneau rend hommage aux habitants de Bassecourt qui portent le sobriquet de patats. Il s’agit du nom patois d’un pilon utilisé dans l’industrie du papier de notre village, ainsi que comme ustensile de cuisine.

2 - Industrie horlogère

Métiers de tourneur, fraiseur, étampeur, polisseur…
Rue St-Pierre

Le bâtiment qui se présente à vous est représentatif d’une activité très développée à Bassecourt, la fabrication d’habillage horloger. Cette fabrique de boîtes de montres a été construite au milieu du XXè siècle par Léon Frésard. L’industrie horlogère a occupé près d’un millier d’ouvrier à Bassecourt au début des années 1970.

3 - La Setag

Métier de mécanicien fondeur de caractère
Rue de la Fenatte

Cette industrie spécialisée fondée par G. Ceppi en 1942 était mondialement reconnue dans la fabrication de caractères de machines à écrire, notamment pour les marques Remington et Hermes, fermée en 1992. Le bâtiment abrite aujourd’hui l’administration et des salles communales, dont les locaux de la SEB.

4 - Les cloutiers

Métier de cloutier
Rue des Cloutiers
Artiste : Françoise Jobé-Rondez

Les cloutiers exploitaient une petite forge consacrée à la production de clous, pour l’usage de la communauté. Le panneau présente les activités du cloutier, plus diversifiées qu’il n’y paraît.

5 - La papeterie

Métier de papetier
Rue de la Papeterie
Artiste : Guillermo Martinez

La papeterie de Bassecourt est attestée dès 1652 et fournissait du papier pour le Prince-Evêque de Bâle. La pâte étant fabriquée à partir de chiffons récupérés, écrasés par des pilons nommés patas en patois jurassien. Ces patas étaient actionnés par une roue à aube, ce qui explique l’appellation de moulin à papier du bâtiment. Le panneau présente l’odyssée du papier venu de Chine.

6 - La Barbara

Métier de soldat
Rue des Vieilles Forges
Artiste : inconnu. La fresque date de 1914.

Il s’agit de la première Soldatenstube, foyer du soldat mis en service en Suisse, inaugurée en novembre 1914. Le foyer de Bassecourt offrait des boissons sans alcool, comprenait une douzaine de table, afin de servir collations et repas aux troupes militaires basées à Bassecourt. La présence de la batterie d’artillerie 72 qui séjournait à Bassecourt avec artilleurs et sapeurs fréquentant ce foyer, nous indique l’origine du surnom de Barbara attribué au bâtiment : Ste-Barbe (Barbara en allemand) étant la sainte patronne de cette corporation.

7 - Les vieilles forges

Métier de forgeron
Rue des Vieilles Forges
Artiste : Guillermo Martinez

Dans l’histoire jurassienne, c’est à Bassecourt que l’on retrouve la plus ancienne forge, citée en l’an 1500 dans un acte officiel du Prince-Evêque de Bâle.

8 - La tannerie

Métier de tanneur de cuir
Rue de la Tannerie
Artiste : Georges Veya

Toutes les étapes du procédé de tannage, de la peau au cuir sont exposées dans cette oeuvre à l’aide de différentes vignettes. La tannerie était située dans le bâtiment juste derrière le panneau.

9 - La tuilerie

Métier de tuilier
Place sous le tilleul
Artiste : Felicitas Holzgang

En 1864, l’assemblée bourgeoise octroyait l’autorisation d’extraire de la terre glaise pour fabriquer des tuiles. La tuilerie de Bassecourt a subsisté jusque vers 1885. Le travail du tuilier est illustré sur des catelles de faïences modelées en relief par l’artiste.

10 - Zone industrielle !

Métiers de mécanicien, mouleur, peintre, scieur, etc
Place sous le tilleul

Le site de la tuilerie se situe à votre dos à l’endroit où se trouve la résidence pour personnes âgées. Ce lieu a vu défiler de nombreuses activités industrielles depuis le XVème siècle jusqu’à la fin du siècle passé : moulin à papier, tuilerie, scierie, parqueterie, fabrique de cycles et finalement de meubles. A l’endroit du complexe communal, bâtiment en béton proche de vous, était également une scierie. L’eau du canal procurait l’énergie pour toute cette industrie en plein centre du village.

11 - Le vieux moulin

Métier de meunier
Rue du Vieux Moulin
Artiste : Guillermo Martinez

Le moulin à farine a toujours tenu un rôle important pour la communauté villageoise. Ce panneau illustre l’origine du moulin de Bassecourt qui est attestée depuis l’an 1160 dans un acte de donation.

12 - La ribe

Métier de presseur
Rue de la Ribe
Artiste : François Rebetez

Une ribe était présente sur le côté opposé de la rue du Vieux-Moulin, attestée depuis 1775 au moins. La ribe est un petit moulin qui permet de presser et broyer différents végétaux. Un plan présente le centre du village tel qu’il était en 1885, parcouru de canaux alimentés par La Sorne qui fournissaient l’énergie nécessaire aux industries et artisans.

13 - Le moulin

Métier de meunier
Rue du Vieux Moulin

Vous passez devant le bâtiment de 1769 qui a abrité le moulin du village. Le meunier d’alors se nommait Pierre-Joseph Monnin et ses armoiries sont gravées au-dessus d’une porte, formées d’une lune et d’étoiles. Mais observez deux détails qui y ont été ajoutés : une roue à aube qui souligne la destinée du bâtiment et une étoile filante qui rappelle la Grande comète de 1769, visible a l’oeil nu l’année même de la construction du moulin.

3 roues à aubes étaient situées de l’autre côté du bâtiment. Comme la ribe, la scierie ou la papeterie, elle tirait son énergie d’un canal qui parcourait le milieu du village. Ce canal tirait les eaux de La Sorne juste au nord de l’école où un seuil permettait d’en contrôler le débit. La chute d’eau formée par ce seuil était nommée Les étinch’s.

14 - La pierre de ribe

Métier de presseur
Place Auguste Hoffmeyer

Dans la cour d’école, vous passez à côté d’une grande pierre cylindrique, il s’agit probablement de la pierre de base de la ribe.

Nous vous remercions de votre visite.

Si vous y avez pris du plaisir, partagez-le avec vos amis !

Et pour découvrir Bassecourt, lisez :

Images au fil du temps

Une centaine de photographies de Bassecourt et Berlincourt sont rassemblées et commentées.

Histoire de mon village

Un livre historique richement illustré et abordable. L'indispensable pour connaître Bassecourt !

Haute-Sorne hier et aujourd'hui

Mise en parallèle de photographies anciennes et actuelles, pour voir et comprendre nos villages autrement.