La Cité des métiers
Sentier didactique à Bassecourt
Jouant à cache-cache au long de la rivière La Sorne et à travers les rues du vieux village, le parcours retrace les métiers d’antan qui se pratiquaient ici.
Ce parcours pédestre vous emmène au cœur de Bassecourt et de son histoire où de nombreuses rues du village portent des noms d’anciens métiers ou d’anciennes industries locales. De tout temps, la localité a été un carrefour régional de rencontre et de production industrielle. L’énergie hydraulique fournie par des canaux a permis l’essor et la concentration d’artisans et d’industries au centre du village. La cité des métiers a pour but de faire revivre le souvenir de ces activités.
Le parcours est jalonné de panneaux composés et réalisés par six artistes, qui présentent à leur manière ces métiers encore indispensables il y a peu mais à présent disparus. Il permet aussi de voir quelques trésors cachés du village et autres bâtiments emblématiques.
Sentier de La Cité des Métiers
Départ du collège primaire ou à la rue du Quai de la Sorne.
- Circuit de 1.5 km.
- Parcours facile.
- Chemin en dur et plat.
- 45 min avec temps de lecture.
Suivez le guide
Votre itinéraire complété avec liens et photos
1 - Le patat
Sobriquet des habitants de Bassecourt
Quai de la Sorne
Artiste : Gérard Kohler
Ce premier panneau rend hommage aux habitants de Bassecourt qui portent le sobriquet de patats. Il s’agit du nom patois d’un pilon utilisé dans l’industrie du papier de notre village, ainsi que comme ustensile de cuisine.
- Prendre la rue de l'Incendie perpendiculaire à la rivière.
- Vous êtes dans le Quartier Neuf, reconstruit entièrement après l'incendie du village de 1875.
2 - Industrie horlogère
Métiers de tourneur, fraiseur, étampeur, polisseur…
Rue St-Pierre
Le bâtiment qui se présente à vous est représentatif d’une activité très développée à Bassecourt, la fabrication d’habillage horloger. Cette fabrique de boîtes de montres a été construite au milieu du XXè siècle par Léon Frésard. L’industrie horlogère a occupé près d’un millier d’ouvrier à Bassecourt au début des années 1970.
- Longer ce bâtiment et tourner à gauche à l'extrémité de la rue.
3 - La Setag
Métier de mécanicien fondeur de caractère
Rue de la Fenatte
Cette industrie spécialisée fondée par G. Ceppi en 1942 était mondialement reconnue dans la fabrication de caractères de machines à écrire, notamment pour les marques Remington et Hermes, fermée en 1992. Le bâtiment abrite aujourd’hui l’administration et des salles communales, dont les locaux de la SEB ♥.
- Reprendre la rue de la Fenatte vers le sud.
- Traverser la Sorne par le pont du Suisse et tourner à gauche.
4 - Les cloutiers
Métier de cloutier
Rue des Cloutiers
Artiste : Françoise Jobé-Rondez
Les cloutiers exploitaient une petite forge consacrée à la production de clous, pour l’usage de la communauté. Le panneau présente les activités du cloutier, plus diversifiées qu’il n’y paraît.
- Longer la rivière par la rue des Sâces, le prochain panneau se trouve à son extrémité.
5 - La papeterie
Métier de papetier
Rue de la Papeterie
Artiste : Guillermo Martinez
La papeterie de Bassecourt est attestée dès 1652 et fournissait du papier pour le Prince-Evêque de Bâle. La pâte étant fabriquée à partir de chiffons récupérés, écrasés par des pilons nommés patas en patois jurassien. Ces patas étaient actionnés par une roue à aube, ce qui explique l’appellation de moulin à papier du bâtiment. Le panneau présente l’odyssée du papier venu de Chine.
- Derrière vous, la rue de la Papeterie et ses bâtiments parmi les plus vieux du village.
- Traverser la rivière. Vous vous trouvez devant un bâtiment centenaire à l'histoire unique.
6 - La Barbara
Métier de soldat
Rue des Vieilles Forges
Artiste : inconnu. La fresque date de 1914.
Il s’agit de la première Soldatenstube, foyer du soldat mis en service en Suisse, inaugurée en novembre 1914. Le foyer de Bassecourt offrait des boissons sans alcool, comprenait une douzaine de table, afin de servir collations et repas aux troupes militaires basées à Bassecourt. La présence de la batterie d’artillerie 72 qui séjournait à Bassecourt avec artilleurs et sapeurs fréquentant ce foyer, nous indique l’origine du surnom de Barbara attribué au bâtiment : Ste-Barbe (Barbara en allemand) étant la sainte patronne de cette corporation.
- Traverser la rue. Le prochain panneau se trouve sur la rive gauche de la rivière.
- Vous êtes arrivés à mi-pacours !
- Revenir sur vos pas de l'autre côté de la rivière. Poursuivre vers le petit carrefour.
- Sur le pont, ne manquez pas d'observer la belle vue sur le clocher et souvent la présence de canards.
- Rendez-vous sous le tilleul communal.
9 - La tuilerie
Métier de tuilier
Place sous le tilleul
Artiste : Felicitas Holzgang
En 1864, l’assemblée bourgeoise octroyait l’autorisation d’extraire de la terre glaise pour fabriquer des tuiles. La tuilerie de Bassecourt a subsisté jusque vers 1885. Le travail du tuilier est illustré sur des catelles de faïences modelées en relief par l’artiste.
10 - Zone industrielle !
Métiers de mécanicien, mouleur, peintre, scieur, etc
Place sous le tilleul
Le site de la tuilerie se situe à votre dos à l’endroit où se trouve la résidence pour personnes âgées. Ce lieu a vu défiler de nombreuses activités industrielles depuis le XVème siècle jusqu’à la fin du siècle passé : moulin à papier, tuilerie, scierie, parqueterie, fabrique de cycles et finalement de meubles. A l’endroit du complexe communal, bâtiment en béton proche de vous, était également une scierie. L’eau du canal procurait l’énergie pour toute cette industrie en plein centre du village.
- Poursuivre sur la rue du Vieux-Moulin jusqu'au carrefour giratoire.
12 - La ribe
Métier de presseur
Rue de la Ribe
Artiste : François Rebetez
Une ribe était présente sur le côté opposé de la rue du Vieux-Moulin, attestée depuis 1775 au moins. La ribe est un petit moulin qui permet de presser et broyer différents végétaux. Un plan présente le centre du village tel qu’il était en 1885, parcouru de canaux alimentés par La Sorne qui fournissaient l’énergie nécessaire aux industries et artisans.
- Prendre la rue du Vieux-Moulin en direction de la cours d'école.
13 - Le moulin
Métier de meunier
Rue du Vieux Moulin
Vous passez devant le bâtiment de 1769 qui a abrité le moulin du village. Le meunier d’alors se nommait Pierre-Joseph Monnin et ses armoiries sont gravées au-dessus d’une porte, formées d’une lune et d’étoiles. Mais observez deux détails qui y ont été ajoutés : une roue à aube qui souligne la destinée du bâtiment et une étoile filante qui rappelle la Grande comète de 1769, visible a l’oeil nu l’année même de la construction du moulin.
3 roues à aubes étaient situées de l’autre côté du bâtiment. Comme la ribe, la scierie ou la papeterie, elle tirait son énergie d’un canal qui parcourait le milieu du village. Ce canal tirait les eaux de La Sorne juste au nord de l’école où un seuil permettait d’en contrôler le débit. La chute d’eau formée par ce seuil était nommée Les étinch’s.
- Traverser la rue des Cloutiers et entrer dans la cour du collège.
- Vous arrivez à la dernière étape de votre parcours.
14 - La pierre de ribe
Métier de presseur
Place Auguste Hoffmeyer
Dans la cour d’école, vous passez à côté d’une grande pierre cylindrique, il s’agit probablement de la pierre de base de la ribe.
- Traverser La Sorne par la passerelle derrière l'école.
- Le circuit de La Cité des métiers est bouclé, vous êtes arrivés à votre point de départ.
Et pour découvrir Bassecourt, lisez :

Images au fil du temps
Une centaine de photographies de Bassecourt et Berlincourt sont rassemblées et commentées.

Histoire de mon village
Un livre historique richement illustré et abordable. L'indispensable pour connaître Bassecourt !

Haute-Sorne hier et aujourd'hui
Mise en parallèle de photographies anciennes et actuelles, pour voir et comprendre nos villages autrement.